jeudi 17 novembre 2016

Au revoir

Ca y est le festival et surtout le blog c'est fini !
Mais ne vous inquiétez pas, l'année prochaine d'autres blogueurs vous montreront le festival de l'intérieur : ce que plein de gens ne savent pas et surtout ne voient pas!!!

Un grand merci à toutes les personnes qui nous ont permis de vivre cette expérience (les professeurs encadrants, nos "indic' dans la place, les organisateurs du festival...), nous retournons au lycée des étoiles plein les yeux.

A l'année prochaine pour de nouvelles aventures de vos blogueurs adorés.

https://www.youtube.com/watch?v=Tc3frjHAjbE
Les blogueurs : Léa Braz, Lucie Caudron, Marie Lou Cosse, Marine Flaquière, Malik Henni,  Isana Hryszkiewicz, Pauline Malet Bouvet, Léa Marchebout, Emma Ouardi, Alice Ripoll, Lola Marie Tomassetti.
 

Intouchables

"Courez! on n'arrivera jamais à temps!" voila, vous avez dû comprendre ...
On était à fond!
Hamé et Ekoué sont les réalisateurs de Les derniers parisiens, un film touchant émouvant, qui retrace leurs vies, ainsi que celle du célèbre acteur Reda Kateb. Amis depuis toujours, ces deux réalisateurs se lancent dans le cinéma.
Place Pigalle, fêtes, alcool, magouilles et compagnie, Nasser (interprété par Reda Kated) et Arezki (interprété par Slimane Dazi) sont deux frères qui s'aiment et se déchirent. Nasser rêve de fête et d'argent, et son frère tourne en rond cherchant sans cesse un modèle de vie à suivre : tous deux se battent pour un bar, car chacun a des ambitions différentes pour celui-ci.
Jusqu'à ce que Nasser remporte la victoire, et se fasse arnaquer, ce qui remettra en cause la relation des deux frères.
Le film est donc rythmé par cette problématique, ainsi que par le passé des deux frères, lourd et en fait mystérieux car on nous en dit peu.
L'équipe du film

Suite à la projection, un des réalisateurs nous en dit plus sur ce film qui leur tient à cœur :
Lola, Marie-Lou : Pourquoi avez vous d'accepté de venir à Sarlat?
Hamé : "Car on a été invité (ils rigolent en chœur), non parce qu'on ne se prend pas la tête qu'on vit au jour le jour, et on a décidé de venir parce que on avait envie".

Lola, Marie-Lou : Pourquoi le cinéma? vous avez évoqué lors de vos précédents passages, faire du rap, alors pourquoi se diriger vers le cinéma?
Hamé : "Parce que c'est le moyen de mettre une image sur ce qu'on évoque dans nos chansons, un moyen d'expression différent"
Il nous avoue aussi avoir été pris par un grain de folie, une envie de faire un film.

Lola, Marie-Lou : Vous souhaitez faire passer un message dans votre film, cela se ressent d'ailleurs.
Hamé : "En effet, la réalité est tout simplement différente de ce que les gens imaginent, des fois dans ces quartiers, y'a pas que des mauvais gars, des gars faibles, ce monde peut parfois être la dernière alternative, nous avons souhaité faire ce film, car il retrace ce que nous avons connu".

Lola, Marie-Lou : Vous avez d'autre projets?
Hamé : "Oh oui, pas mal, deux surtout, y'a encore plein de messages à faire passer."

Lola, Marie-Lou : Quels conseils donneriez-vous pour les jeunes de notre génération?
Hamé : "Travaillez, l'école c'est important, faut y aller. De notre côté, on s'est raccroché à ça et ça nous a sortis de cette merde. Faut pas croire, que les gens arrêtent de dire que pour le domaine artistique ou pour le cinéma y'a pas d'études à faire, juste se faire remarquer : il faut travailler. Les diplômes sont importants, l'argent pour un film est surtout donné fonction des études faites car ils nous prennent plus au sérieux, c'est con mais c'est comme ça. Il n' y a que les petits bourges où les chanceux qui accèdent à des castings sans connaissances ou juste en ayant fait un peu de théâtre : dans ce monde-là, il faut travailler".
 

Hamé

Nous terminons enchantées de cette interview intéressante, avec un homme touchant qui porte un véritable avis sur notre société.



Lola-Marie Tomassetti

dimanche 13 novembre 2016

Le club des 5.


Nous avons été ravies de voir le nouveau film de Magaly Richard-Serrano, La fine équipe (réalisatrice du film Dans les cordes) avec Doudou Masta, Annabelle Lengronne, Ralph Amoussou, Jackee Toto et William Lebghil. C'est l'histoire de Omen (William Lebghil) un grand fan de Stan (Annabelle Lengronne) et de son groupe de rap qui galère. Quand Stan cherche un "chauffeur polyvalent à tout faire", Omen propose alors ses services et enfin il est engagé dans le groupe dont il est fan. Pour autant il ne sera pas accepté facilement comme un membre du groupe.  

Après la projection du film, s'est tenue la rencontre avec l'équipe du film. Les acteurs et la réalisatrice ont répondu aux questions des lycéens plusieurs questions très intéressantes ont étaient posées comme : " Est ce que ça vous fait peur d'être attaché à un rôle, à un personnage comme par exemple Slimane pour William, vous n'avez pas peur que les gens ne vous reconnaissent que pour ce rôle?" 
William:" Non je n'ai pas peur de ça et justement je pense que d'avoir fait ce film montre aux gens qui pensaient que je n'étais que Slimane que je peux faire autre chose. C'est un rôle que j'ai beaucoup aimé mais il faut savoir jouer d'autres personnages et c'est tout là le métier d'acteur."
Un lycéen dans la salle:" Est ce que vous allez sortir une bande son du film? Parce que vraiment les chansons sont superbes!"
Magaly: "Alors oui, nous avons prévu de sortir une bande son en même temps que le film donc le 30 Novembre prochain, elle sera disponible sur itunes."
Après ces quelques questions, l'équipe n'a pas échappé à la traditionnelle séance de dédicaces.

De gauche à droite: Doudou Masta, Jackee Toto, William Lebghil, Annabelle Lengronne, Magaly Richard -Serrano (derrière).


Pour finir notre festival sur une belle note, nous avons la chance d'avoir une interview privée avec l'équipe du film à l’hôtel Le Renoir, nous attendons donc quelques minutes devant l'hôtel (où nous tenons compagnie à Reda Kateb en train de fumer dehors !). Et puis arrive l'équipe du film avec qui nous avions rendez-vous, nous nous installons et l'interview commence (nous ne sommes pas les seules à vouloir poser des questions car plusieurs autres personnes nous accompagnent)
Une dame: "Comment avez vous fait pour savoir rapper aussi bien alors que vous n'êtes pas rappeurs ?" 
Jackee:" Vous savez moi je ne rappais jamais à part comme tout le monde sous la douche et ce film m'a appris que rapper ça ne s'invente pas, que c'est très technique. "


Magaly: "Nous avons fait appel à Oxmo Puccino qui est quand même le top du top dans le domaine du rap français et il nous à coaché, à la base il n'y avait que Doudou qui savait rapper."

Doudou:" Oui, je suis le seul qui sais rapper et au final dans le film je suis le seul qui ne rappe pas (rires)! J'ai fait une carrière de rap pendant 15 ans et c'est ça qui m'a emmené vers le cinéma."

Marie-Lou: "Justement, combien de temps avez-vous travaillé avec Oxmo Puccino pour arriver à ce résultat-là ? "

Annabelle: "En tout, je pense que nous avons du mettre un mois ou un mois et demi, c'est allé très vite. Doudou nous a aidé aussi et Oxmo a coaché différemment chacun de nous, il à travaillé avec notre caractère, par exemple moi dans mon rap je suis assez agressive et ça correspond tout à fait à mon personnage."

Une autre dame : " On voit dans le film des artistes qui galèrent et qui du coup sont obligés de faire des petits boulots, est ce que ça vous est arrivé d'en faire vous aussi ? "

Magaly:" Vous savez, j'ai mis beaucoup de temps avant de pouvoir faire ce que je voulais, mon premier film je l'ai fait à 30 ans du coup j'ai eu beaucoup de petits boulots : j'ai par exemple bossé a la Fnac, je pense que tout le monde ici à fait des petits boulots" (elle se tourne vers les autres).
William:" Moi, j'ai travaillé dans un hôpital psychiatrique".
Doudou:" Tout s'explique!"
Fou rire général!
William:" Haha non mais je triais les médicaments, c'était pénible mais je le faisais pour pouvoir payer une pièce de théâtre que j’organisais et je me suis bien débrouillé parce qu'à la fin j'avais assez gagné d'argent avec mon boulot et les entrées de spectacles pour payer les décors et tout ce qui va avec. Je n'avais pas payé les acteurs car ils étaient venus bénévolement."

Après cette belle anecdote, nous nous quittons et souhaitons bon courage à toute l'équipe pour le suite du festival et pour la réussite de leur film.
   Marie-Lou Cosse et Pauline Malet-Bouvet





Les temps modernes

Ne sachant pas ce qu'était l'étalonnage, nous avons décidé de nous rendre à l'atelier rencontre avec un étalonneur, Jérôme Bréchet. Jérôme Bréchet a travaillé avec les plus grands réalisateurs comme Woody Allen ou Luc Besson, il a aussi travaillé avec de nombreux directeurs photo du monde entier.
Il nous a expliqué que l'étalonnage est une partie de la post-production qui gère la couleur des plans et permet ainsi de les harmoniser. Il nous a expliqué aussi que depuis l’essor du numérique et de la caméra digitale, son métier a beaucoup changé notamment dans les étapes de l'étalonnage où avant il fallait fixer le négatif et ensuite étalonner le positif. Ce dispositif étant très couteux et très long à réaliser, il a été abandonné et on a préféré l'étalonnage dit numérique où l'on étalonne après le montage très simplement. Ensuite on effectue un étalonnage final, ce dispositif prend beaucoup moins de temps et coûte aussi beaucoup moins cher.
Il y a trois personnes qui participent à l'étalonnage : l'étalonneur évidemment, le réalisateur et le directeur photo. Tous trois se mettent d'accord sur le style de l’étalonnage car oui l'étalonnage (et ça Jérôme Bréchet nous l'a bien expliqué), ça change tout un film!
Il nous a montré plusieurs plans étalonnés différemment  et c'est impressionnant comme cette opération peut changer le style du plan en mettant des couleurs plus ou moins chaudes et en modifiant la quantité de rouge, de bleu ou de vert. 
Il nous a ensuite montré une vidéo de la compagnie Dolby Vision qui offre une nouvelle génération de rendu des couleurs en revisitant le pixel pour ainsi améliorer la qualité de l'étalonnage.
Pour toutes les personnes qui veulent faire de l'étalonnage leur métier, sachez qu'il n’existe pas d'école ou de formation pour arriver à faire étalonneur. Jérôme Bréchet à fait plusieurs stages dans plusieurs laboratoires et ce sont ces stages qui l'ont formé.


  Jérôme Bréchet (à droite) présente son métier au centre culturel.



 Un exemple d'étalonnage montré par Jérôme Bréchet.


 Marie-Lou Cosse et Pauline Malet-Bouvet.

No limit

Photo de son compte twitter
Après la présentation de son film, le réalisateur Nicolas Benanou a accepté de répondre à nos questions, entre "le fromage et le dessert" comme on dit.

-Combien de temps avez-vous passé à écrire le scénario de ce film?
Pour "A fond", j'ai mis plus de temps que d'habitude : environ 3 ans.

-Avec quels acteurs aimeriez-vous travailler?
J'aimerais beaucoup retravailler avec José Garcia. Pour le rôle de ce film, j'avais tout de suite pensé à lui, ainsi que le reste de l'équipe. C'est un très bon acteur à qui l'on peut demander beaucoup de choses que les autres acteurs ne feraient pas (José Garcia a fait plus de 90% des cascades de ce film, NDLR).

-La particularité du festival de Sarlat, ce sont les rencontres entre les professionnels et les lycéens; est-ce important pour vous de partager votre passion avec les plus jeunes?
Bien sûr! Hélas, nous ne pouvons pas rester (moins de 4 heures), mais on en rencontre un peu, comme vous! (Rires). Partager ma passion est pour moi fondamental, surtout avec les plus jeunes. C'est ce qui me pousse à continuer mon travail.

-Donnez nous le scoop : y aura-t-il un "Babysitting 3" ?
(Rires) Tout dépend si on arrive à trouver une bonne idée : je ne veux pas ennuyer le public avec une énième déclinaison des deux premiers.
 
Marine Flaquiere et Malik Henni

vendredi 11 novembre 2016

Fast and furious



  José Garcia en pleine séance de dédicaces


Pour le coup, le titre du film que nous présente José Garcia cette année au festival correspond bien au temps que notre interview a duré avec lui !
Il était très pressé mais a pu néanmoins répondre à quelques unes de nos questions.  Nous avons alors appris qu'il préférait le direct aux plateaux de cinéma (oui, José Garcia a fait de la télé avant de faire du cinéma !) tout simplement parce que c'était plus excitant : "on n'a le droit qu'à une prise et c'est en direct ! Il faut donc être beaucoup plus proche de l'improvisation. L'intérêt du direct c'est qu'on ne peut rien retoucher, mais c'est ça qui est drôle, avec toutes les gaffes qu'il peut y avoir !". 

Par la suite, on lui a demandé ce qu'il avait fait comme études... Euh? "On peut passer à autre chose?" (rires) Non plus sérieusement, il a fait un BTS comptabilité à notre grande surprise ! Il a également fait le cours Florent, une école de cirque, des stages d'acteur-studio, de cascades ce qui lui a permis par la suite de faire du cinéma et d'avoir un palmarès de plus de 40 films !
Et bien... Merci José! 

Lucie Caudron, Emma Ouardi, Charlotte Vaunac

Il écrit à l'oral

Nous avons tenté le tout pour le tout, pour avoir quelques minutes avec Grand Corps Malade, à l’hôtel le Renoir... Ce n'était pas gagné !!! Juste après sa conférence de presse, nous l'avons rejoint et nous avons posé nos questions. Nous avons eu de la chance, il était tranquillement assis sur un canapé... et tout seul !!

Grand Corps Malade, au Renoir

Nous : Quelles sont les différences majeures entre le livre et le film ?
Grand Corps Malade : Je pense que le film est très fidèle au livre, cependant le format est vraiment différent. Nous avons du enlever des personnages pour l'adaptation, mais la plus grosse différence reste les dialogues. Moi j'aime la tchatche, les vannes, donc on s'est fait plaisir la dessus ! 
N: Quel a été le déclic qui vous a incité à en faire un film ? 
GCM : Le déclic a été progressif, d'abord j'ai eu l'idée d’écrire le scenario, car écrire est avant tout ce que j'aime et l’écriture scénaristique m’intéressait. Une fois toutes les scènes écrites, je ne pouvais pas m'imaginer m’arrêter là. Je me suis fait aider par mon co-réalisateur Medhi Idir qui a réalisé mes clips, pour lui aussi c'était une grande première de faire un long métrage, on s'est lancé dans l'aventure ensemble ! 
N: Comment avez vous organisé le choix de votre équipe, de vos acteurs ?
GCM : Quand j'ai parlé de mon projet à notre producteur Mandarin, il nous a présenté un directeur de production qui a permis notre rencontre avec tous les autres chef de postes : comme le chef opérateur (c'est celui qui s'occupe de l'image), le chef son et même le chef costumes. Nous avons monté notre équipe petit à petit.
Pour le casting, c'était assez différent car nous avons fait le choix de prendre de jeunes acteurs inconnus du monde du cinéma pour rendre le film plus crédible. Imaginez, si j'avais choisi Fred, vous savez celui d'Omar et Fred, et que je l'avais mis dans un fauteuil (rires) ça n'aurait pas été crédible.
En plus, je trouve que dans le cinéma français on tourne toujours autour des mêmes acteurs, ça nous faisait donc plaisir de mettre cinq nouvelles têtes en avant.

N: Après la présentation du film dans d'autres festivals, quels ont été les retours ?
GCM : Plutôt positifs, car on nous a demandé si les acteurs étaient vraiment tétraplégiques, c'est bien que le public se pose la question car cela prouve que nos jeunes acteurs sont plutôt bons !!! (rires)

N: Combien de temps il vous aura fallu entre l'écriture du scénario et la réalisation ?
GCM : Plutôt vite pour le coup, on a écrit le scenario en 6 mois (lui et sa co-scénariste Fadette Drouard) pendant une tournée. Et ensuite tout s'est enchaîné, donc en gros, il nous aura fallu un peu moins de deux ans.
N: De votre passage à Sarlat, "il vous restera quoi" ? (Cette phrase a permis la création de son dernier album « il nous restera ça » !)
GCM : (rires) et ben pour le moment... pas grand chose ! A part l’hôtel et les journalistes ! Ah si… j'ai mangé du fois-gras ! Je suis désolé d'enfoncer des portes ouvertes, mais de mon passage à Sarlat, c'est surtout la bouffe qu'il me restera ! (rires) Il y a deux ans, quand j'étais venu, on s'est fait de très bons resto avant et après le concert.. On s'était régalé !
Mais bon, je connaissais déjà la région, je venais en colonie de vacances en Dordogne, quand j'étais petit. Le Gouffre de Padirac, Les Eyzies et les sites préhistoriques, ça ne m'est vraiment pas inconnu !
En tout cas, nous on a été ravies de rencontrer Grand Corps Malade, et il nous a permis de « niquer deux bonnes heures » ! (réplique du film!)

Lucie Caudron, Léa Braz et Isana Hryszkiewicz